L'Épistolaire

correspondances

Qui sait ?

Rien n’est certain, même Strindberg commence sa fameuse pièce Ett drömspel par «Allt kan ske», ce qui signifie «Tout peut arriver».

Et l’espagnol l’a bien cerné: sa version du peut-être se dit quizá, littéralement de «qui sait», du latin qui sapet !

Mais ce qui est encore plus fascinant, c’est la systématique équivalence d’une langue à l’autre:

Peut-être, en anglais devient maybe, de «may» et «be», peut  + être.

En suédois, kanske, de «kan» et «ske», peut + être (dans le sens d’advenir).

En norvégien, kanskje, même principe qu’en suédois.

En italien, forse vient de la même racine que le vielleicht allemand, à savoir fortassis, «ce qui est possible», «ce que la force — dans sa signification de hasard, ex. la force des choses — amènera».

Fortassis provenant lui-même de «fortan sis». Cette même expression se décompose en «forte an si vis»,

DONC «fort/force, possible, si vous voulez». La particule an en latin exprime un doute, une incertitude, la présence d’une possibilité.

Aussi l’expression latine forsitan (autre forme de peut-être) se décompose-t-elle en «fors sit an», l’éventualité an du hasard fors.

Du même principe sont créées les diverses formes du peut-être latin fortan, forsit, forsan, forsitan fortassis et fortasse.

Ce même fortasse aura donné entre autres le mot français fortuit, ce qui ramène aux concours de circonstances.

Interprétation de «Ett drömspel» de Spielberg

Tryckeriteatern, Suède

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