L'Épistolaire

correspondances

L’ouverture

RÉCAPITULATIF

Ce qui laisse passer la lumière, c’est l’ouverture :

Mot qui découle du latin opertura (pour apertura), de a(b) + perio, perio signifiant «passer à travers». Aperio, «rendre accessible en enlevant ce qui intercepte l’entrée ou la sortie».

L’ouverture est donc en soi un acte de libération, un passage communiquant, un tandem entre deux éléments et un moyen tant de recevoir que de décharger. Ultimement, donc, un lieu d’échanges. D’ailleurs, l’échange, venant évidemment du concept de changement, provoque l’enrichissement (de connaissances, expériences et autres), donc inévitablement l’évolution. Le mot changer provient du latin tardif cambio, lui-même semblant provenir de camb, mot celtique pour «courber». Rappelons que l’advenir celtico-scandinave, anglo-saxon &c. s’exprime aussi par la racine à consonnance celte VI- (tourner, tordre), à l’origine de beaucoup de mots du type Wyrd, ce qui «prend forme», donc finalement qui «advient» et qui est aussi «à venir». Aussi la réalisation passe-t-elle par le changement. À constater aussi qu’en opposition au Wyrd d’advenir, il y a le urðr passé, se raportant à la parole, fatum déjà déclaré, mais qui annonce le futur.

Les Nornes à l'Urðarbrunn (puits de l'advenir), gravure de Karl Ehrenberg, 1901.

Donc, l’advenir, dans les mots, passe par plusieurs niveaux :

  • L’éventualité, caractérisée par une possibilité qui se compose d’un «événement», donc «d’une venue» et d’une «convergence».
  • Le fatum proverbial, puisé directement du «Verbe», donc de la parole, par extension, du son (voir le phonê grec).
  • Le temps, qui se décompose, dans le monde occidental surtout, en trois segments :
    le passé urðr;
    le présent;
    l’avenir.
  • L’ordre, qui est déjà présent dans le «Verbe», ce qui a été dit doit être, mais qui a toujours ses subtils virages, imprévisibles et surtout incontrôlables, dans un tissage que l’on qualifie de Wyrd.
  • L’évolution, qui passe par une ouverture, donc disponibilité, accessibilité, qui passe à travers ce qui est fixe. Par exemple, pratiquer une ouverture dans un mur = créer une fenêtre. Cette fenêtre laisse passer l’air et la lumière & communique entre deux «lieux» et y introduit le changement. * lumière et air évoquent directement grandeur, ascension et espace. Pour que l’ordre se déroule dans le temps, il faut une flexibilité (opposition à fixe), donc ouverture qui «rend accessible».

***

Enfin, le seul fait de concevoir émet une existence vouée à l’amélioration.

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