L'Épistolaire

correspondances

Archives de Catégorie: spiritualité

Le bouleau

[beith betula bétula betulla birch Birke birki birk bjirk berk bjørk björk breza beržas abedul koivu]

Arbre occidental s’il en est, le bouleau est presque universellement défini comme celte. À part quelques exceptions comme les langues de type altaïques (comme le koivu finnois), son nom est essentiellement tiré de l’indéfectible Ogham celte.

C’est la première lettre — ᚁ — et il représente le cycle de la vie (la naissance autant que la mort, mais surtout, le renouvellement perpétuel). Un nouveau départ, une purification, reconnaissable aussi par sa couleur blanche. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les pécheurs se fouettaient à l’aide de branches de bouleau (« to birch oneself »). Est associé à la Samhain, et débute l’année celtique (novembre). Beith, murmuré, est comme un souffle de vie.

Wikipédia (en anglais seulement) en dit ceci:

The Auraicept na n-Éces contains the tale of the mythological origins of Beith[1]

This moreover is the first thing that was written by Ogham, [illustration of seven b’s, in Ogham script] i.e. (the birch) b was written, and to convey a warning to Lug son of Ethliu it was written respecting his wife lest she should be carried away from him into faeryland, to wit, seven b’s in one switch of birch: Thy wife will be seven times carried away from thee into faeryland or into another country, unless birch guard her.On that account, moreover, b, birch, takes precedence, for it is in birch that Ogham was first written.

In the medieval kennings, the verses associated with Beith are:

Féocos foltchaín: « Withered foot with fine hair » (Word Ogham of Morann mic Moín)
Glaisem cnis: « Greyest of skin » (Word Ogham of Mac ind Óc)
Maise malach: « Beauty of the eyebrow » (Word Ogham of Culainn)[2]

Beith aura donné en latin betula, ce qui versera en portugais et italien bétula et betulla, et même abedul en espagnol (qui aura un peu plus glissé), puis bouleau en français.

Beith est aussi à l’origine du birch anglais et de plusieurs autres dérivés, comme Birke en allemand, birki, birk, bjørk & björk en islandais, danois, norvégien et suédois (maintenant, vous connaissez l’origine des noms du grand hockeyeur et de la grande chanteuse pop expérimental!), berk & bjirk en flamand et frisien et même beržas et breza en lituanien et slovène!

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Quelques illusions

«Your biggest error, my friend, is that you consider life — reality — as a limitation.»

Luchino Visconti

L’Ombre

L’ombre est ce qui résulte d’une interception dans le voyage de la lumière d’un point à un autre. Elle est, en ce sens, omniprésente, puisque la matière est omniprésente, comme la lumière elle-même. Or, elle est aussi inévitablement liée au concept de lumière par le fait qu’elle est ni plus ni moins qu’une absence de lumière. C’est-à-dire qu’elle n’existerait pas si la lumière n’existait pas. L’ombre est un concept qui a été défini par l’humain parce qu’il y voyait un contraire: s’il n’y a pas lumière, il y a inévitablement obscurité. Lire la suite

Le sexe féminin

Le sexe a par tous les temps été vu comme symbole de division (sexe provient du latin sexus, lui-même dérivé de seco, «couper», donc la «séparation» des genres, trancher entre l’un et l’autre des deux parties complémentaires), mais aussi et surtout comme aboutissement à la plénitude. Effectivement, la recherche du sexe opposé étant l’un des principaux moteurs de l’activité humaine, il n’est pas surprenant que l’union, tout autant charnelle qu’émotionnelle (&c.), soit perçue comme orgasmique! Lire la suite

L’or

«Je suis la Lumière du monde», disait Jésus, selon la Bible. En se définissant ainsi, il s’imposait comme le nouvel Apollon, non seulement beauté divine, mais encore messager des cieux, ayant la faculté du message et le don de création. Lire la suite

Le soleil

Le Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier & Alain Gheerbrant en dit :

Le symbolisme du soleil est aussi multivalent que la réalité solaire est riche de contradictions. S’il n’est pas un dieu lui-même, le soleil est chez beaucoup de peuples une manifestation de la divinité (épiphanie ouranienne). Il peut être conçu comme fils du Dieu suprême et frère de l’arc-en-ciel. Il est l’œil du Dieu suprême, pour les pygmées Semong, les Fuégiens et les Boschimans. En Australie, il est regardé comme fils du Créateur et figure divine favorable à l’homme… Les Samoyèdes voient dans le soleil et la lune les yeux de Num (= Ciel): le soleil est l’œil bon, la lune l’œil mauvais. Le soleil est aussi considéré comme fécondateur. Mais il peut également brûler et tuer. […] Lire la suite

La gravité

Le Grand Robert en dit :

Qualité d’une personne grave; sérieux; caractère de ce qui a de l’importance; caractère dangereux; phénomène par lequel un corps est attiré vers le centre de la Terre Lire la suite

La lumière

« There’s a crack in everything, that’s how the light gets in » Lire la suite

Le destin

DESTIN:

du latin destino, stino, «fixer» (comme dans obstiner), même racine que staurare, comme dans instaurare, instaurer. D’où l’idée du «destiné à» et «destination» qui sont, somme toute, des concepts relativement fixés. Lire la suite